En 1910 une Ecole de Musique (Dar-el-Musica) fut fondée à Beyrouth (Liban) par M. Wadia Sabra, élève de Lavignac et ancien organiste de l'Eglise du St. Esprit à Paris. Cette école privée fut dotée par la Maison Pleyel d'un Prix annuel consistant en un piano de cette marque, destiné à être offert à l'élève pianiste premier nommé dans les concours annuels de l'institution. Grâce à la générosité des Dirigents Pleyel neuf pianos furent envoyés dans ce but au Liban jusqu'en 1927. Après la première grande guerre M. Sabra retourna à Paris pour collaborer avec M. Gustave Lyon à la question de la gamme arabe. A son retour de Paris, il résida au Caire. Appelé en 1924 par le Gouvernement Libanais à prendre la Direction d'un Conservatoire National, il se fixa définitivement au Liban.
Le programme de ce Conservatoire comportait :
Un Cours de Solfège et de Théorie
Deux cours de Piano
Un cours de Transcription de la musique arabe
Un cours de Violon
Un cours de Violoncelle
Un cous de chant
Un cours de chant arabe
Un cours d'Histoire de la Musique
En 1926 une Comédie Musicale, paroles de Chamboulan, musique de W. Sabra, fut représentée pour
la première fois au Liban suivie en 1927 par le premier Opéra de langue arabe en 3 Actes de W. Sabra qui fut représenté six fois et repris quatre ans plus tard.
En 1938 l'Opéra de « Mireille » de Gounod fut représenté par les élèves du conservatoire avec un succès justifié par les félicitations adressées au Directeur du Conservatoire par Mme Gounod—Lassus, fille du grand compositeur. A compter de 1943, le Conservatoire National prit une extension considéra-
ble. Le nombre d'élèves qui se chiffrait par une soixantaine en 1925, s'éleva à 200 en 1943 et à 300 en 1947.
Les professeurs sont actuellement ou nombre de 32, répartis entre les classes désignées ci-après :
Deux Classes de Chant Arabe
Deux Classes de Violon Arabe
Trois Classes de Luth
Une Classe de Diction Arabe

Elève du Prof. Muchel Cheskenoff
agée : 14 ans

Elève de Mme Zafer Dabaji
agée : 7 ans

Elève de Mme Lazareff
agée : 14 ans
