Il y a 6.000 ans, une race méditerranéenne habitait déjà Byblos, la doyenne des villes libanaises.
Ce qui le prouve ? Mais les découvertes !
Qui fouille trouve.
Aussi les archéologues ont-ils trouvé.
Une jarre avec un homme dedans.
Une lame de cuivre.
Et des noyaux d'olives.
Animons un peu tout cela, on y verra plus clair.
La lame de cuivre sautille, grimpe sur le mur, s’y fixe et fait calendrier ! L’âge du cuivre : 6.000 ans.
Les hommes dans les jarres ne sont sûrement pas les quarante voleurs d’Ali-Baba qui ont fini dans des jarres d’huile bouillante. Ils sont deux cents à Byblos.
Et Madame d’abord : quatre perles de cornalines ?... Des anneaux d’argent ?... On voit bien où tout cela devait se nicher ! Allons ! ne nous faites pas languir... dévoilez-vous Madame ! Coucou !
A Monsieur maintenant : une tête longue, longue... des bandes ont serré sa tête d’enfant ! Et pour des raisons toutes à son honneur ! Dans l’antiquité, ne s’imaginait-on pas, en se déformant ainsi la tête, acquérir la prudence et le courage guerrier ?
Les relations entre l’Egypte et la côte libanaise sont cordiales. Dans un élan automatique et alternatif qui fait penser au jaquemart, les Pharaons offrent des vases d’argent, les rois Phéniciens offrent des cèdres.
Un Ramsès II décrépit, sur une stèle du Nahr-el-Kalb subsistera, seul vestige de la gloire égyptienne au Liban.
Rideau.
Et en scène pour le prochain tableau.
