article · Issue No. 7, July 1951 · p. 41
For the Development of Zouk — Lebanese Center of Artistic Weaving
Pour le Développement de Zouk - Centre Libanais des Tissages Artistiques · Louise Achou
To revive a production that might be called National, which had been declining for a very long time, Lebanese women fought for years to raise up this admirable industry of the art works of ZOUK and to form, as far as possible, an organization of the artisan crafts that until then did not exist.
In the first place, by selecting the work through the choice of the best artisans, giving them, according to their abilities, models with new designs to execute; then, to conquer the anarchy that reigned in the making of the old, outmoded models, invariably the same and for the most part badly executed; to re-educate these artisans, left to themselves without a guide; to show them a technical course to follow in the execution of the designs and novelties that were to bring their art back to life.
There was a time when these artisans, discouraged, without resources, riddled with debts, could no longer make a living, because they could no longer find an outlet for their work.
To climb back up this catastrophic slope, to organize a salesroom, to gather all these workers around the artisan center, and to make them understand the purpose of the work... these Lebanese women needed unbelievable tenacity and patience.
The results obtained to this day are certainly appreciable! But how much struggle still remains, to place the art of ZOUK in the superior conditions it deserves.
Without dwelling on all the conditions that would lead us to this goal — "such as schools of design, technical instructors, suitable installations" to lighten the workers' task, well-lit workshops, etc., etc. — the undertaking is one of importance, and we shall speak of it again.
In spite of everything, it is encouraging to see how greatly the Beirut public has taken an interest in this renaissance, and how it has responded to this effort.
The little path of the artisan center of the early days has become the great avenue leading to the elegant permanent exhibition, where lovers of beautiful works come to admire at their ease all the pieces executed by the fairy fingers of our Lebanese workwomen, as well as the brilliant weavings of our artists of ZOUK.
Today these works are known and appreciated in the Americas, at the Court of London, at the Court of Egypt. His Highness Prince ALY OHRAN, passing through here, after making important purchases at the Artisanat, was kind enough to express to us his admiration for the fineness and the shimmering colors of the woven motifs, as well as for the beautiful table linen.
I shall say, in closing, that new teams of artisans are necessary to us, indispensable, to meet the many orders that come to us — and so that the effort given up to this day may not remain a dead letter, and that ZOUK may become the center of the National Industry, protected and aided by the Lebanese Government, on the same footing as the Gobelins and Aubusson manufactories are in France.
Pour ressusciter une production qu'on pourrait qualifier de Nationale, qui périclitait depuis très longtemps, des femmes libanaises ont lutté pendant des années, pour relever cette industrie admirable des travaux d'art de ZOUK et former dans la mesure du possible une organisation jusqu'alors inexistante des Artisanats.
En premier lieu en sélectionnant le travail par le choix des meilleurs artisans, leur donnant selon leur capacités des modèles a dessins nouveaux à exécuter, ensuite pour vaincre cette anarchie qui regnait dans la fabrication des anciens modèles surranés, invariablement les mêmes et la plupart mal exécutés : pour rééduquer ces artisans livrés à eux mêmes, sans guide ; pour leur indiquer une marche technique à suivre dans l'exécution des dessins et nouveautés qui devaient faire revivre leur art.
Il fut un temps ou ces artisans découragés, sans ressources, criblés de dettes ne parvenaient plus à vivre, parcequ'ils ne trouvaient plus à découler leurs travaux.
Pour remonter cette pente catastrophique, pour organiser une salle de vente et pour grouper tous ces travailleurs autour de l'artisanat et pour leur faire comprendre le but de l'œuvre... Il a fallu a ces femmes libanaises une tenacité et une patience incroyable.
Les résultats obtenu jusqu'à ce jour est appréciable certe ! mais combien encore il reste à lutter pour placer l'art de ZOUK dans les conditions supérieures qu'il mérite.
Sans nous étendre sur toutes les conditions qui nous meneraient a ce but « telles que des écoles de dessins, des professeurs techniques, des installations convenables » pour faciliter la tâche des ouvriers des ateliers bien éclairés etc... etc... l'entreprise est d'importance et nous en reparlerons.
Malgré tout il est encourageant de constater combien le public Beyrouthins s'est intéressé à cette renaissance et comment Il a répondu à cet effort.
Le petit chemin de l'artisanat du début est devenu la grande voie qui conduit à l'élégante exposition permanente où les amateurs de belles œuvres viennent admirer sans contrainte tous les travaux exécutés par des doigts de fées de nos ouvrières libanaises, ainsi que les tissages éclatants de nos artistes de ZOUK.
Aujourd'hui ces travaux sont connus et appréciés en Amériques, à la cour de Londres, à la Cour d'Égypte, Son Altesse le Prince ALY OHRAN de passage ici après avoir fait d'importants achats à l'Artisanat, a bien voulu nous manifester son admiration sur la finesse et les couleurs chatoyantes des motifs tissés, ainsi que sur la belle lingerie de table.
Je dirai pour terminer que de nouvelles équipes d'artisans nous sont nécessaires, indispensables, pour répondre aux nombreuses commandes qui nous sont faites. Et pour que l'effort qui a été donné jusqu'à ce jour ne soit pas lettre morte, et que ZOUK devienne le centre de l'Industrie Nationale protégée et aidée du Gouvernement Libanais, au même titre que les fabriques de Gobelin et d'Aubusson le sont en France.
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