article · Part of No. 11, December 1948, English section (pages 1–13) · p. 4 p. 5
The Activity of the Lebanese Red Cross
ACTIVITE DE LA CROIX-ROUGE LIBANAISE
It would be rash to attempt to describe in a few lines the many activities of the Lebanese Red Cross, although it dates only from July 1945. We shall therefore confine ourselves to a simple general survey.
It may be said, without false modesty, that these three years have surpassed every hope. To begin with, the work was divided into various branches, among them the committee of dispensaries and milk stations, the mobile ambulances, the School of Nursing, the Soldier's Home, the Public Assistance Committee, the workrooms, the summer camp, the tracing bureau, the regional committees, and finally the Entertainments Committee and the Secretariat. To this must be added a new and no less important task, which is aid to the refugees from Palestine.
Having started from a single dispensary, the Lebanese Red Cross at present possesses 16 dispensaries, 4 of them in Beirut, together with a milk station; a dispensary and a milk station at Zahleh; a dispensary at Rayak, another at Baalbeck, 2 at Tripoli, and one at Halba, one at Damour, one at Jounieh, one at Ain-Zhalta, one at Furn-el-Chebak, one at Beit-el-Dine, and one at Saida. The dispensaries are directed by regional committees. Physicians specializing in all the branches of medicine and surgery provide a daily service. 110,930 patients have been treated to date, 39,963 medicines administered free of charge, and 537 patients hospitalized in the various hospitals of the city. The patients' names are entered on cards which make it possible to follow the course of the illness. The management of the dispensaries also looks after expectant mothers. The milk station provides the daily ration of the dispensary's regular visitors, who have already received some 70,350 liters of pasteurized milk. In addition to milk and medicines, staples of first necessity, such as rice, sugar, soap, meat, and clothing, are distributed to the sick.
The clothing and the layettes are made in the Red Cross's own workroom: 2,500 smocks intended for the free schools, as well as 3,000 layettes for the babies of soldiers and civilians.
Social inquiries are carried out by the nurses of the Red Cross in the various quarters of the city; their purpose is to give the families of the working classes notions of hygiene and to bring them moral and material aid.
The Ambulance Committee was created to provide medical and material relief to regions far from any medical center. The ambulance rounds are made twice a week with 2 doctors and several nurses, equipped with a complete medical kit, medicines, provisions, and clothing. This service has come to the aid of more than 9,600 sick. The School of Nursing, on which the mobile ambulances directly depend, comprises 3 years of study and 2 months of practical training distributed over the three years, after which the nurse obtains a State diploma enabling her, if need be, to direct a hospital. The School also undertakes to supply first-aid workers and first-aid assistants, as well as trained children's nurses.
All this little world is governed by the office of the Secretariat, which performs a task of centralization among the different sections and the regional committees.
To all this work has been added aid to the Palestinians — and that is saying no small thing. It was necessary to answer the appeal of these unfortunates who had left country, homes, and possessions, and who, moreover, were threatened by all the epidemics that follow upon war. The L.R.C. has taken upon itself, in large part, to house them, feed them, clothe them, and above all to care for them. Several dispensaries and milk stations, among them that of the Quarantaine, were created solely for this purpose. At present, one of the L.R.C.'s premises has been converted as a matter of urgency into a milk station. It is there that the milk is pasteurized and the bottles sterilized which must feed more than 3,000 babies and children in Beirut, Baalbeck, Saida, Tyre, etc. Distribution is made daily in the various refugee camps.
A mail service has been set up at the office of the L.R.C. 2,450 messages have been sent by these refugees to Palestine.
The L.R.C. has extended its field of action as far as Palestine itself, where it founded a hospital at St. John of Acre, provided with a surgeon and a physician, 2 nurses, and 2 stretcher-bearers, one of whom fell a victim to duty while gathering up the wounded on the battlefield. In spite of every difficulty, the hospital continued to function for 3 months, sheltering hundreds of wounded and sick. Nearly 150 of the wounded were operated upon.
Aid to the refugees demands of the L.R.C. constant effort and a careful organization which seeks always to perfect itself, so as to relieve human misery as far as possible and to serve its country.
Il serait téméraire de vouloir décrire en quelques lignes les nombreuses activités de la Croix-Rouge Libanaise, bien que celle-ci ne date que de Juillet 1945. Aussi, nous nous tiendrons à un simple aperçu général.
L'on peut dire, sans fausse modestie que ces trois années ont dépassé toute espérance. Pour commencer, le travail a été divisé en diverses branches, dont le comité des dispensaires et des gouttes de lait, les Ambulances mobiles, l'Ecole d'Infirmières, le Foyer du Soldat, le Comité d'Assistance Publique, les Ouvroirs, le Camp d'été, le bureau de recherches, les Comités régionaux, enfin le Comité des fêtes, et le Secrétariat. Il faut ajouter à cela une tâche nouvelle non moins importante, qui est l'aide aux réfugiés de Palestine.
Partie d'un seul dispensaire, la Croix-Rouge Libanaise possède actuellement 16 dispensaires dont 4 à Beyrouth, ainsi qu'une goutte de lait, un dispensaire, et une goutte de lait à Zahlé, un dispensaire à Rayak, un autre à Baalbeck, 2 à Tripoli, et un à Halba, un à Damour, un à Jounieh, un à Ain-Zhalta, un à Furn-el-Chebak, un à Beit-el-Dine, et un à Saïda. Les dispensaires sont dirigés par des comités régionaux. Des médecins spécialisés dans toutes les branches de la médecine et de la chirurgie assurent un service quotidien. 110930 malades ont été soignés jusqu'à présent, 39963 médicaments administrés gratuitement et 537 malades hospitalisés dans les différents hôpitaux de la ville. Le nom des malades est enregistré sur des fiches permettant de suivre l'évolution de la maladie. La direction des dispensaires s'occupe également des femmes enceintes. La goutte de lait assure la ration quotidienne des habitués du dispensaire qui ont reçu déjà une affaire de 70350 litres de lait pasteurisé. En plus du lait et des médicaments, des denrées de première nécessité, telles que riz, sucre, savon, viande, et vêtements sont distribués aux malades.
Les vêtements et les layettes sont confectionnés à l'ouvroir même de la Croix-Rouge, 2.500 tabliers destinés aux écoles gratuites ainsi que 3.000 layettes aux bébés des militaires et civils.
Des enquêtes sociales sont effectuées par les infirmières de la Croix-Rouge dans les différents
quartiers de la ville et ont pour but de donner aux familles des classes laborieuses des notions d'hygiène et de leur fournir une aide morale et matérielle.
Le Comité d'Ambulance a été créé pour assurer des secours médicaux et matériels aux régions éloignées de tout centre médical. Les tournées d'ambulances se font 2 fois par semaine avec 2 médecins et plusieurs infirmières munis d'une trousse médicale complète de médicament de vivres, et de vêtements. Ce service a secouru plus de 9.600 malades. L'Ecole d'Infirmières, dont dépendent directement les ambulances mobiles, comprend 3 années d'études et 2 mois de stage répartis durant les trois années, après quoi l'infirmière obtient un diplôme d'Etat lui permettant au besoin de diriger un hôpital. L'Ecole se charge de fournir également des secouristes et des aides-secouristes ainsi que des nurses spécialisées pour enfant.
Tout ce petit monde est régi par le bureau du Secrétariat qui assure une tache de centralisation entre les différentes sections et les comités régionaux.
A tout ce travail est venu s'ajouter l'aide aux palestiniens et cela n'est pas peu dire. Il a fallu répondre à l'appel des ces malheureux qui ont quitté pays, maisons, biens et qui, en plus, étaient menacés par toutes les épidémies consécutives à la guerre. La C. R. L. s'est occupée en grande partie de les héberger, les nourrir, les vêtir et surtout de les soigner. Plusieurs dispensaires et gouttes de lait dont celui de la Quarantaine, ont été créés uniquement dans ce but. Actuellement un des locaux de la C.R.L. a été transformé d'urgence en gouttes de lait. C'est là que l'on pasteurise le lait et que l'on stérilise le biberons qui doivent nourrir plus de 3000 bébés et enfants à Beyrouth, Baalbak, Saïda, Tyr, etc. La distribution se fait quotidiennement dans les différents camps des réfugiés.
Un service de courrier a été institué au bureau de la C. R. L. 2450 messages ont été envoyés par ces réfugiés en Palestine.
La C.R.L. a étendu son champ d'action jusqu'à la Palestine même où elle a fondé un hôpital à St. Jean d'Acre doté d'un chirurgien et d'un médecin, de 2 infirmières et de 2 brancardiers dont l'un est tombé victime du devoir en ramassant des blessés sur le champ de bataille. Malgré toutes les difficultés l'hôpital a continué à fonctionner, durant 3 mois hébergeant des centaines de blessés et de malades. Près de 150 blessés ont été opérés.
L'assistance aux réfugiés demande à la C.R.L. des efforts constants et une organisation minutieuse et qui cherche à se perfectionner pour souligner autant que possible la misère humaine et servir son pays.
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