article · Part of No. 11, December 1948, English section (pages 1–13) · p. 5
Woman's Place in UNESCO
Place de la femme à l'Unesco · Rajkumari Amrit Kaur
AN ESSENTIAL TASK
Women have an essential role to play in the diffusion of scientific knowledge. Everything possible must be done here so that scientific progress may be directed to the benefit of humanity instead of hastening its destruction. In the two wars that this generation has known, science, to its eternal shame, has helped to destroy life and its very sources.
Death and wounds were its immediate consequences; it continues to cause the death of millions of persons in every part of the world, save in the few favored nations that seem to have escaped its effects, and there is not yet any sign on the horizon of an end to misery, famine, and death. Throughout the world, all mothers must cry to the face of heaven: "Never again shall our sons and our daughters know such a fate," and their appeal must be repeated in all the national and international councils.
Yet a representation, however competent, will carry but little weight if women cannot unite in their firm resolve to bring about understanding among all peoples, all races, and all creeds. A common bond unites them: the endurance and the pain which are, as it were, the portion of motherhood.
Women are the principal custodians of national culture and of spiritual understanding. In these domains no distinction of race or creed is possible, but women must manifest their resolution actively. They must obstinately refuse to take part in anything that favors war; they must instill their ideal into their children from their tenderest age, so that the generations to come may know a real peace.
UNE TACHE ESSENTIELLE
Les femmes ont un rôle essentiel à jouer dans la diffusion de la connaissance scientifique. Il faut faire ici tout le possible pour que le progrès scientifique soit dirigé en faveur de l'humanité au lieu d'en précipiter la destruction. Dans les deux guerres que cette génération a connues, la science, pour sa honte éternelle, a contribué à détruire la vie et ses sources mêmes.
Morts et blessures ont été ses conséquences immédiates, elle continue à causer la mort de millions de personnes dans toutes les parties du monde sauf dans les rares nations favorisées qui semblent avoir échappé à ses effets, et l'on ne voit pas encore poindre à l'horizon la fin de la misère, de la famine et de la mort. Dans le monde, toutes tes mères doivent crier à la face du ciel : « Jamais plus nos fils et nos filles ne connaîtront pareil destin », et il faut que leur appel soit répété dans tous les conseils nationaux et internationaux.
Toutefois, une représentation, quelle que soit sa compétence, n'aura pas peu de poids si les femmes ne peuvent s'unir dans leur ferme propos d'amener la compréhension entre tous les peuples, toutes les races et toutes les croyances. Un lien commun les unit : l'endurance et la douleur qui constituent en quelque sorte, l'apanage de la maternité.
Les femmes sont les principales dépositaires de la culture nationale et de la compréhension spirituelle. Dans ces domaines, il n'est possible de faire aucune distinction de race ou de croyance, mais il faut que les femmes manifestent activement leur résolution. Elle doivent se refuser obstinément à prendre part à tout ce qui favorise la guerre ; elles doivent inculquer leur idéal à leurs enfants dès leur âge le plus tendre afin que les générations à venir puissent connaître une paix réelle.
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